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Les 7 étapes d’une mission SSP des sols pollués

Temps de lecture : 5 minutes

Quelles sont les 7 étapes principales du diagnostic ?

Une mission de diagnostic pollution des sols ne se limite pas à quelques prélèvements réalisés sur un terrain. Elle repose sur une démarche progressive, combinant l’étude documentaire, la visite du site, l’analyse de son environnement, la définition d’un programme d’investigations, les sondages, les prélèvements, les analyses en laboratoire et l’interprétation des résultats.

Cette page détaille le déroulement technique d’une mission SSP, depuis l’étude historique jusqu’au rapport final. Pour une présentation complète de notre prestation principale, consultez notre page dédiée au diagnostic pollution des sols.

Les étapes présentées ci-dessous permettent de comprendre pourquoi le contenu d’un diagnostic doit être adapté à chaque site. Un ancien garage, une station-service, un atelier mécanique, un bâtiment industriel, une zone de stockage ou un terrain ayant accueilli des remblais ne présentent pas les mêmes enjeux. La mission doit donc être construite en fonction de l’historique, de l’usage actuel ou futur, des sources potentielles de pollution et des contraintes d’accès.

Étape 1 : visite du site et constats visuels

La visite du site correspond à la prestation A100. Elle a pour objectif de procéder à des constatations visuelles sur les terrains, les bâtiments, les abords et les installations encore visibles. Cette étape permet d’identifier les indices de pollution évidente, les zones potentiellement sensibles et les éléments pouvant orienter la suite de la mission. obtenir un devis gratuit

Lors de cette visite, le diagnostiqueur observe notamment les revêtements de sol, les regards, les anciennes zones de stockage, les ateliers, les fosses, les séparateurs d’hydrocarbures, les cuves éventuelles, les traces au sol, les odeurs suspectes, les remblais visibles ou encore les zones d’écoulement. Ces observations ne suffisent pas à conclure seules, mais elles apportent des informations utiles pour préparer les investigations.

La visite permet également d’apprécier la vulnérabilité immédiate du site et de ses environs : présence de sols nus, accès aux zones suspectes, proximité de bâtiments sensibles, contraintes de sondage, occupation des locaux ou impossibilité d’intervenir dans certaines zones.

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    Étape 2 : revue documentaire et étude historique

    La revue documentaire correspond notamment à l’étude historique A110. Elle consiste à rechercher les activités ou installations qui ont pu être à l’origine d’une pollution, qu’elles soient actuelles ou anciennes. Cette étape est essentielle, car une pollution des sols provient souvent d’usages passés qui ne sont plus visibles lors de la visite.

    L’étude historique peut s’appuyer sur plusieurs sources : archives disponibles, plans anciens, photographies aériennes, bases publiques, documents transmis par le propriétaire ou l’exploitant, informations cadastrales, anciennes activités industrielles, artisanales ou commerciales, dossiers ICPE, déclarations administratives ou données relatives aux sites et sols pollués.

    Cette analyse permet de localiser les zones potentiellement impactées par l’utilisation, le stockage ou le transfert de produits polluants. Elle aide également à distinguer les zones prioritaires de celles qui présentent peu d’enjeux. Sans cette étape, les sondages risquent d’être mal positionnés ou insuffisamment ciblés.

    📖 Voir le guide complet sur les obligations réglementaires pour les terrains pollués

    Étape 3 : étude de vulnérabilité des milieux

    L’étude de vulnérabilité des milieux correspond à la prestation A120. Elle vise à apprécier la sensibilité du site et de son environnement vis-à-vis d’une pollution éventuelle. L’objectif n’est pas seulement de savoir si une source de pollution peut exister, mais aussi de comprendre vers quels milieux elle pourrait migrer et quelles cibles pourraient être concernées.

    Cette étape prend en compte l’usage actuel et futur du site, la présence éventuelle de riverains, de travailleurs, d’enfants, de jardins, de sous-sols, de réseaux enterrés, d’eaux superficielles ou de captages. Elle examine également les données géologiques et hydrogéologiques disponibles, notamment la nature des terrains, la profondeur possible de la nappe, les circulations d’eau et les voies potentielles de transfert.

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    ALCOR peut vous orienter vers la démarche adaptée : phase 1 documentaire, DICT, sondages de sols, analyses en laboratoire ou rapport exploitable pour un notaire, une vente, une acquisition ou un projet immobilier.

    Une pollution superficielle dans une zone imperméabilisée ne présente pas les mêmes enjeux qu’une pollution située près d’un réseau, d’un sous-sol, d’un puits, d’un fossé ou d’une nappe vulnérable. L’étude de vulnérabilité permet donc de hiérarchiser les risques et d’adapter la stratégie d’investigation.

    Étape 4 : programme prévisionnel d’investigations

    L’élaboration du programme prévisionnel d’investigations correspond à la prestation A130. À ce stade, les informations issues de la visite, de l’étude historique et de l’étude de vulnérabilité sont croisées afin de définir les zones à investiguer, le nombre de sondages, les profondeurs à atteindre et les paramètres analytiques à rechercher.

    Le programme doit être cohérent avec les sources potentielles de pollution identifiées. Une ancienne zone de stockage d’hydrocarbures, un atelier de maintenance, une ancienne cuve, une fosse, un séparateur ou une aire de lavage ne justifient pas toujours les mêmes analyses. Les polluants recherchés peuvent varier : hydrocarbures, métaux, solvants, HAP, composés organiques volatils, PCB ou autres substances selon l’historique du site.

    Cette étape est déterminante pour la qualité du diagnostic. Un programme trop limité peut conduire à un rapport assorti de réserves. À l’inverse, un programme correctement dimensionné permet de mieux lever le doute et de fournir une information exploitable pour une vente, une acquisition, un changement d’usage ou un projet d’aménagement.

    Étape 5 : sondages, prélèvements et analyses des sols

    Les investigations de terrain correspondent notamment à la prestation A200. Cette phase comprend les sondages, les observations de terrain, les mesures éventuelles, les prélèvements d’échantillons et la sélection des échantillons à transmettre au laboratoire.

    Les sondages permettent d’observer la nature des terrains, la présence de remblais, les variations de couleur, les odeurs, les matériaux anthropiques, les traces suspectes ou les indices de pollution. Les prélèvements sont réalisés en fonction des profondeurs pertinentes et des zones suspectes identifiées lors des étapes précédentes.

    Analyses en laboratoire agréé : les échantillons sélectionnés sont placés dans un flaconnage adapté puis transmis à un laboratoire pour analyses. Les bordereaux de résultats figurent ensuite au rapport. Les analyses permettent d’obtenir des données objectives sur la présence ou l’absence de substances polluantes et sur leurs concentrations.

    Cette étape constitue souvent le cœur de la phase 2. Elle doit être réalisée avec méthode, car les résultats obtenus conditionnent l’interprétation finale du diagnostic. Des sondages insuffisants, mal localisés ou trop peu d’analyses peuvent limiter la portée des conclusions.

    Étape 6 : interprétation des résultats

    L’interprétation des résultats correspond notamment à la prestation A270. Elle consiste à examiner les observations de terrain, les résultats analytiques, les incertitudes et la cohérence globale des données obtenues. Il ne s’agit pas seulement de recopier des résultats de laboratoire, mais de les replacer dans le contexte du site.

    Les résultats sont analysés au regard de l’historique, des usages actuels ou futurs, des voies de transfert possibles et des milieux potentiellement concernés. Cette interprétation peut conduire à conclure à l’absence d’anomalie significative, à la présence d’impacts localisés, à la nécessité d’investigations complémentaires ou à la formulation de recommandations adaptées.

    Le rapport peut également inclure des mesures de prudence, des limites d’interprétation, des recommandations de gestion ou des précautions en cas de travaux. L’objectif est de fournir au donneur d’ordre une vision claire, proportionnée et exploitable de l’état environnemental des sols.

    Étape 7 : conditionnement des échantillons et rapport final

    La totalité des échantillons prélevés est examinée par nos soins, puis placée dans un flaconnage adapté aux paramètres recherchés. Les échantillons sont conservés au frais et à l’obscurité afin de limiter les risques d’altération avant analyse.

    Ils sont ensuite acheminés par transporteur express jusqu’au laboratoire d’analyse. Cette organisation vise à garantir une bonne traçabilité des échantillons et à permettre l’exploitation fiable des résultats.

    Le rapport final rassemble les éléments utiles à la compréhension de la mission : contexte, description du site, historique, vulnérabilité des milieux, localisation des investigations, observations de terrain, résultats d’analyses, interprétation et conclusions. Il doit permettre au vendeur, à l’acquéreur, au maître d’ouvrage, au notaire ou aux autres intervenants du projet de comprendre les investigations réalisées et les limites éventuelles de la mission.

    NB : en cas d’urgence ou lorsque le contexte du site le justifie, notre cabinet peut organiser la phase 1 et la phase 2 conjointement. Cette méthode permet de réduire les délais, d’éviter des interventions successives et de maîtriser le coût global de la mission, sans réduire le contenu de l’étude, des sondages nécessaires ou des analyses de sols.

    Pourquoi respecter ces étapes est important ?

    Chaque étape du diagnostic pollution des sols joue un rôle complémentaire. La visite seule ne suffit pas à connaître l’historique du site. L’étude documentaire seule ne permet pas toujours de vérifier l’état réel des sols. Les sondages et analyses, de leur côté, doivent être orientés par une stratégie cohérente pour être réellement utiles.

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    Une mission bien structurée limite les risques de rapport incomplet, de réserves importantes ou de demandes complémentaires après remise du document. Elle permet également de mieux sécuriser une vente, une acquisition, un changement d’usage ou un projet immobilier lorsque le terrain présente un historique sensible.

    Ci-dessous l’organigramme de la plupart des prestations diagnostics pollutions et diagnostic initial phases 1 et 2.

    Étapes des diagnostics pollution des sols
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